DECLARATION SPECIALE SUR LA SITUATION DE LA LIBERTE DE LA PRESSE AU NIGER
La CENOZO dénonce les violations de la liberté de presse au Niger

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Ouagadougou - Le 20 avril 2017/ Nous, 61 journalistes issus de quatorze pays représentés de la CEDEAO et de la Mauritanie, participants à l’atelier sur le journalisme d’investigation international dans la région du Sahel organisé du 18 au 20 Avril 2017 à Ouagadougou par la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO), fortement préoccupés par la dégradation des conditions d’exercice de la profession journalistique au Niger, faisons la déclaration suivante :

Depuis deux ans, on observe au Niger des violations répétées de la liberté de la presse et diverses sortes d’intimidations à l’encontre des journalistes très critiques vis-à-vis du régime. Une situation qui se matérialise par des agressions physiques, des menaces, confiscation de matériels de reportage, des interpellations et poursuites fallacieuses.
Les cas les plus récents qui illustrent cette prédation de la liberté de la presse au Niger sont entre autres les violences physiques exercées par des éléments de la police nationale contre un reporter de la Télévision Canal 3 Niger qui couvrait une manifestation d’étudiants de l’Université Abdou Moumouni de Niamey le 10 Avril 2017 et, l’arrestation de l’ancien Président du Conseil d’Administration de la Maison de la presse du Niger, Baba Alpha, journaliste au groupe de presse Bonferey, incarcéré à la prison civile de Niamey depuis le 03 avril 2017, pour une présomption de « faux et usage de faux en écriture publique ». Il y est détenu depuis en compagnie de son père, âgé de soixante-dix-ans, poursuivi pour le même motif.
Face à toutes ces dérives, les journalistes réunis à Ouagadougou dans le cadre de la session de formation de la CENOZO :
- Dénoncent les violences physiques exercées par les forces de l’ordre contre des journalistes et les arrestations arbitraires de ces derniers dans l’exercice de leur métier ;
- Condamnent la remise en cause des acquis arrachés de haute lutte par les organisations des media au Niger, notamment la loi portant dépénalisation des délits commis par voie de presse ;
- Exigent la libération immédiate et sans condition du journaliste Baba Alpha et la cessation de toute intimidation, menaces de tous genres visant à museler la presse ;
- Et marquent leur solidarité et leur soutien confraternel à l’endroit de tous les journalistes, nigériens en particulier et tous ceux qui se battent pour le triomphe de la liberté de la presse.
Fait à Ouagadougou le 20 Avril 2017

vendredi 21 avril 2017

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