NIGER / Situation politico- judiciaire
Communiqué du MOJEN

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Depuis l’avènement de la 7eme république le peuple nigérien mène un seul et même combat : l’avènement d’une justice sociale, équitable et indépendante. Autant dire que notre pays a reculé de loin dans le domaine comparativement à ce qu’était la justice et l’état de droit de la période des indépendances. Aujourd’hui, la situation va de mal en pis. Le détournement des deniers publics, l’enrichissement illicite, le favoritisme, le clientélisme, la corruption, les passes droits etc.… toutes ces pratiques ont affecté et infesté tous les corps de l’appareil politico-administratif et judiciaire du pays.

Jamais « qui n’est pas avec moi est contre moi » n’a été érigé en principe de gouvernance comme sous le pouvoir actuel. Délation et mascarade politiques sont organisées nuitamment au fin d’emprisonner et condamner des personnalités politiques d’opinion adverse, des hommes et des femmes des medias pour avoir osé livré des informations contraires au désir des autorités, des magistrats pour avoir choisi de défendre l’innocence et le droit, des défenseurs des droits de l’Homme et de la société civile ne sont pas moins menacés de mort et harcelés de toute part, des milliers de prisonniers de droit commun sont empilés dans les prisons sans jugement sous les affres de l’incarcération victimes d’une gestion judiciaire plus préoccupée à arrêter et à enfermer des hommes politiques, des journalistes et des acteurs de la société civile. Une gouvernance qui ne connait jamais de coupable dès lors qu’il s’agit de cette frange du peuple nigérien avec laquelle elle jure de faire rende compte. Des institutions ont été créées à des fins de tromperie, escroquerie et de fraude juridique et judiciaire. Ni la ligne verte, ni la HALCIA ne joue un rôle que tendancieux couvrant les véritables malfaiteurs, les détourneurs de milliards, la mafia politico-institutionnelle et les reines du pouvoir politico-administratif qu’ils détiennent au détriment de la nation. Le ministre actuel de la justice issu de la société civile déploie toute son âme et son corps au service de l’injustice et de toutes les pratiques décriées de la mauvaise gouvernance. Des détournements des deniers publics d’affairisme, de corruption et des fraudes massives aux examens, la justice ne reconnait des coupables que des agents administratifs laissant dans une arrogante liberté des personnalités impliquées et prises en flagrante délit. Les affectations des juges s’organisent de façon tendancieuse afin de créer tous les mécanismes d’une parodie de justice visant à incarcérer des innocents. Les nominations aux hautes fonctions judiciaires, la Cour des Comptes, la Cour d’Etat sont de cas illustratifs des placements des hommes politiques du pouvoir actuel afin de lui garantir le maximum de sécurité dans ses manœuvres frauduleuses et de détournement des deniers publics. Etat de fait que le SAMAN dénonçait depuis l’avènement de la 7ème République avant que la gangrène n’atteigne son point actuel de non-retour. Des années durant, les déclarations, dénonciations, manifestations publiques, grèves sporadiques, mots d’ordre de la justice morte, le pouvoir actuel semble faire sourde oreille à travers un ministre de la justice acquis à faire toutes les sales besognes dans son domaine de responsabilité. Face à cette situation d’impunité et d’injustice criarde que vit notre peuple et au regard de l’indéfectible engagement du SAMAN pour une justesse indépendante et crédible au Niger et au regard de la justesse de ses revendications dont entre autres l’annulation pure et simple du décret portant nomination à la Cour d’Etat et à la Cour des Comptes à travers sa justice morte.
Le MOJEN:
- Apporte son soutien indéfectible au SAMAN et se sent solidaire de toute la juste lutte menée pour une justice indépendante et libératrice de toutes les personnes écrouées sans raison autre que politique.
- Demande au président de la République de répondre favorablement aux exigences du SAMAN.
- Demande au peuple nigérien d’apporter son soutien sans faille au SAMAN afin que notre justice soit libérée du joug de l’oppression et de la dictature.
- Demande au ministre de la Justice, garde des sceaux, Marou Amadou un examen de conscience systématique sur le rôle de marionnette consentant de toutes les scandaleuses affaires judiciaires et la mauvaise gouvernance qu’il joue au sein de la 7ème République.
En outre le MOJEN ne se serait resté indifférent à la violation de l’ordre constitutionnel à travers l’intention unilatérale du régime, sans l’aval du parlement, d’autoriser la création d’une base militaire impérialiste. Il s’agit ni plus ni moins que, d’une haute trahison du peuple nigérien dans sa quête d’une indépendance territoriale et juridique. Le MOJEN condamne cette attitude de crollassions de notre souveraineté nationale.
Le MOJEN saisit cette occasion de drame national pour adresser ses condoléances aux familles des victimes de cette attaque barbare survenue hier 06 Octobre 2016 à Tassalit région de Thaoua et souhaite un bon rétablissement aux blessés.
Fait à Niamey, le 07 Octobre 2016
Le Président du BEN MOJEN
SIRAJO ISSA.M

samedi 8 octobre 2016

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