Formations des journalistes sur la gestion de l'eau. L'eau, c'est la vie

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Le Réseau Nigérien des Journalistes pour l'Environnement et le Fonds Mondial pour la Nature ont organisé à la Maison de la Presse, du 21 au 23 mai 2008, un atelier de formation ayant pour thème principal " Le rôle des médias pour une meilleure gestion des ressources en eau au Niger ".
Plusieurs journalistes de la presse publique et privée ont pris part à cet important atelier animé par d'éminents spécialistes de la question. Trois jours durant, des communications fort enrichissantes ont été données par M. Harouna Niandou (journaliste et ancien Ministre de l'Hydraulique et de l'Environnement), le Colonel Abdou Mallam Issa (Directeur de la Faune), M. Kaigama Kiari (Directeur de la Législa-tion), Dr Guéro Abdou (Directeur des ressources en eau), M. Katiella Gaptia Lawan (Directeur de la météorologie nationale).
M. Harouna Niandou a d'entrée de jeu attiré l'attention des participants sur le fait que la sécheresse ou le manque d'eau, c'est l'une des pires catastrophes qui puissent arriver au Sahel.
Et de demander à toutes et à tous de prier pour qu'il pleuve chaque année abondamment. Aux hommes, a-t-il poursuivi, de faire en sorte que le liquide vital soit non seulement préservé, mais aussi utilisé rationnellement, car l'eau douce est sans aucun doute un des biens les plus précieux sur notre planète. La genèse l'affirme : " A partir de l'eau, dit le Coran, nous avons créé tout ce qui vit ". Les biologistes expliquent que notre corps est composé à 70% d'eau qui assure la circulation sanguine, la régulation thermique, la digestion des aliments et leur éli-mination. Pour les industriels, elle permet de faire tourner les machines et de permettre le développement des unités industrielles, d'impulser le tourisme, l'industrie, la pêche, la navigation et d'autres activités pour tendre vers une société d'abondance.
Les agriculteurs vont jusqu'à affirmer que rien ne vaut l'eau pour l'irrigation et l'entretien des plantes, des semis et différentes cultures. Les éleveurs, eux aussi, disent sans ambages que sans eau le monde s'effondrerait parce que les animaux mourraient par dizaines, par centaines, par milliers peut-être.
Il est bon de rappeler ici que le schéma directeur de mise en valeur et de gestion des ressources en eau au Niger vise la mise en valeur de 4.500 ha par an jusqu'à 2010 pour résorber le déficit alimentaire lié à la précarité des pluies et à la forte croissance démographique.
C'est justement pour cette raison que le Ministre Harouna Niandou avoue que " la contribution des médias à une gestion rationnelle est éminemment importante. Ils doivent, en priorité, faire savoir que l'eau est une denrée rare et chère à acquérir ". Pour tout dire, le rôle des médias ne doit plus être passif, c'est à dire qu'ils ne doivent plus se contenter de publier les textes sur le régime de l'eau. Bien au contraire, ils doivent aller au-delà et expliquer pourquoi il est nécessaire d'adopter des textes pour réglementer l'accès à l'eau potable.
Une campagne vigoureuse doit être menée chaque jour en vue d'informer, de sensibiliser et même d'éduquer les usagers sur la problématique de la gestion intégrée des ressources en eau au Niger.
Moumouni Djibo

lundi 9 juin 2008

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