NIGER/FRONT SOCIAL
UN NOUVEAU CADRE DE LUTTE CREE

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Nous, Organisations de la Société Civile nigérienne, Organisations Socioprofessionnelles (syndicats, organisations de défense des droits humains, Hommes de médias, artistes…) et Citoyens nigériens, épris de paix et de justice sociale, réunis ce dimanche 4 décembre 2016, à l’effet d’examiner la situation socioéconomique et politique périlleuse que vit notre pays,

• Vu la constitution du 25 Novembre 2010 ;
• Vu la loi No 2007- 26 du 23 juillet 2007 portant Statut Général de la Fonction Publique ;
• Vu la Loi No 2012-45 du 25 Septembre 2012 portant code du travail de la République du Niger ;
• Vu la convention collective inter- professionnelle ;
• Vu l’ordonnance N° 84-06 du 1er mars 1984 portant régime des Associations, modifiée et complétée par la loi N-91-006 du 20 mai 1991
• Considérant les tentatives répétées de trituration de la constitution ;
• Considérant la situation sécuritaire très préoccupante de notre Pays,
• Considérant la situation délétère de l’école publique nigérienne,
• Considérant la tension de trésorerie ambiante,
• Considérant la situation socioéconomique désastreuse que traverse le pays,
• Considérant la dégradation des conditions de travail,
• Considérant la baisse drastique du niveau de vie et du pouvoir d’achat des nigériens,
• Considérant le budget injuste que la caisse de résonance qui nous sert d’Assemblée Nationale vient d’adopter,
• Considérant le bouillonnement du front social dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des municipalités, des transports, et en particulier chez certaines catégories professionnelles comme les commerçants déguerpis, les travailleurs de la CNPC, les transitaires, les admis des concours annulés etc…;
• Considérant les mesures injustes et les violations répétées des droits des travailleurs par le gouvernement (révocation des agents, annulation de concours, non-paiement des pécules et salaires à terme échu…) ;
• Considérant le bradage de nos ressources naturelles du sous sol
• Considérant le train de vie démesuré et budgétivore de l’Etat ;
• Considérant la flambée des produits de première nécessité ;
• Considérant les différents scandales et crimes financiers et économiques mis sur la place publique par la presse (affaire Bolloré, affaire passeports informatisés, saisies douanières, déguerpissement des commerçants…) ;
• Considérant la rupture d’égalité entre les citoyens,
• Considérant la note de service n° 003-2016/NTDEX du 31 octobre 2016 Sur la nouvelle tarification douanière,
• Considérant la situation agro-sylvo-pastorale déficitaire.
Faisons la déclaration dont la teneur suit :
Au lendemain de la transition militaire de 2010, les Nigériens, toutes sensibilités confondues, avaient nourri le légitime espoir d’un Niger nouveau, qui serait un havre de paix et où il ferait bon vivre. Cet espoir s’est encore amplifié lorsque le régime qui venait de s’installer, a annoncé l’ouverture de grands chantiers somme toute prometteurs. A cela sont venues s’ajouter la mise en exploitation du pétrole et l’annonce de celle des mines d’Azélik et d’Imouraren. Ces effets d’annonce ont ému nos concitoyens qui se sont permis de rêver d’un Niger prospère. Mais hélas, aujourd’hui, rien que du vent ! La situation oh combien calamiteuse et désastreuse qui a succédé à ces incantations politiques, illustre la vraie nature des vendeurs d’illusion qui dirigent notre pays. La triste réalité a anéanti les efforts et les espoirs de tous les Nigériens, toutes catégories confondues. Cette situation hypothétique de notre avenir, se caractérise notamment par :
• l’amateurisme, l’incompétence et le fait du prince dans une gestion opaque des affaires de l’Etat,
• les violations répétées de la constitution,
• le reniement de la souveraineté nationale par l’installation des bases étrangères au profit d’on ne sait qui,
• les tentatives de modification de la constitution,
• la baisse drastique du niveau de vie des nigériens,
• la naissance d’un banditisme à col blanc et à une criminalité organisée,
• la planification d’une délinquance économique dans les cercles du pouvoir,
• l’enrichissement sans précédant des lieutenants du régime,
• les tentatives de remise en cause des acquis démocratiques,
• la rupture d’égalité des citoyens,
• la caporalisation pure et simple du pouvoir d’Etat au profit d’un groupuscule,
• l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire,
• les violations des droits humains allant jusqu’au déni du droit au travail,
• l’affairisme et les scandales économiques et financiers à répétition révélés par la Presse,
• l’abandon programmé du système éducatif, pourtant le seul pour l’écrasante majorité des enfants nigériens, au profit du privé dont les thuriféraires du régime acquièrent les installations à grands frais (cas de Bédir).
Et comme si cela ne suffisait pas, la caisse de résonnance qui nous sert d’Assemblée Nationale, vient d’adopter un budget lugubre qui sacre la mise à mort des secteurs sociaux de base, drastiquement amputés par ceux-là même qui prétendent faire office de représentants du Peuple, au profit exclusif des absolutistes logés à la Présidence, à l’Assemblée Nationale et au Cabinet du Premier Ministre, et dont les fonds politiques et le budget de fonctionnement ont connu une augmentation vertigineuse dans la plus grande immoralité .
Nous, Organisations de la société civile nigérienne, soucieuses de notre pays,
Décidons de dire non à ces pratiques mafieuses, divisionnistes, antidémocratiques, antirépublicaines. C’est pourquoi, à compter de cette déclaration :
• Nous nous engageons à mener sans relâche des actions pour barrer la route à ces dérives dictatoriales et autres scabreuses pratiques dignes d’une République bananière,
• Refusons catégoriquement que nos vaillantes forces de défense et de sécurité se fassent tuer délibérément alors que les armes sont stockées à la Présidence,
• N’accepterons plus jamais que des travailleurs et des jeunes admis à un concours se fassent révoquer à tour de bras,
• Dénonçons la généralisation de la corruption et autres passe-droits érigés en mode de gouvernance entretenu par les ténors du régime,
• Récusons la démesure du train de vie de l’Etat caractérisé par des empois fictifs à la Présidence notamment, sur le dos du contribuable,
• Dénonçons l’impunité dont jouissent les tenants du régime et leurs protégés,
• Combattrons contre la liquidation insidieuse de l’école et de la jeunesse nigériennes.
Ainsi, il est temps de redresser cette situation chaotique. Pour cela, nous sommes décidés à mener des actions jusqu’à ce que ce régime extravagant change de pratiques. D’ores et déjà, une marche de protestation est prévue le mercredi 21 décembre 2016 pour dire :
- Non à la gestion patrimoniale de l’Etat,
- non à la vie chère,
- non à la liquidation du système éducatif et de la jeunesse,
- non à la corruption,
- non à la gabegie,
- non à la trituration de la constitution,
- à un budget du fait du prince, déséquilibré, injuste et léonin,
- non à une administration gangrenée, corrompue et politisée à outrance,
- non à la spoliation des biens des citoyens ……………..

Aussi, toutes les couches sociales de notre pays sont invitées à participer massivement à la marche de protestation des syndicats du secteur de l’éducation le mardi 6 décembre 2016. Enfin, profitant de l’occasion, nous nous félicitons de la mobilisation générale ayant abouti à la libération de l’artiste humoriste Ada Mai Kano et saluons la victoire du peuple Gambien sur la dictature de Yahya Djameh.
Signé les Organisations de la Société Civile Nigérienne

dimanche 4 décembre 2016

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