Semaine nationale de l'expression de la parenté à plaisanterie. Faire de la culture un vecteur de paix

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C'est le 18 avril dernier que le ministre de la Culture, des Arts et Loisirs, Chargé de l'Entreprenariat Artistique, M. Oumarou Hadary, a donné le coup d'envoi des festivités entrant dans le cadre de la pre-mière édition de la Semaine nationale de l'expression de la parenté à plaisanterie. C'était dans l'enceinte de l'Arène des jeux traditionnels de Niamey, en pré-sence d'un public impressionnant. " Tabastaka ", tel était le nom du ballet que les délégations venues des quatre coins du pays se sont mises ensemble pour servir au public et aux différents invités ce soir là. Dans ce ballet tout en couleur, toutes les ethnies du Niger étaient représentées de même qu'il a été mis un accent particulier sur les dif-férents attraits de cette expression culturelle fondée sur les blagues, les provocations de tout genre et autres actes humoristiques adressés au cousin à plaisanterie. En aucun cas ce dernier ne doit s'offusquer de la dureté d'une provocation de son parent à plaisanterie. Au contraire, il doit accepter cet état de fait dans un total esprit de cohésion et d'apaisement.
Parmi les personnalités présentes au cours de cette manifestation, on peut compter des députés nationaux, des membres du gouvernement, les ambassadeurs et représentants des organisations internationales, d'émi-nents hommes de culture, mais surtout des chefs traditionnels témoins privilégiés du rôle de régulateur de tension de cette relation de cousi-nage à plaisanterie.
Pour sensibiliser les populations sur le thème de cette semaine qui est : " La parenté à plaisanterie véritable ciment de l'unité nationale ", les organisateurs n'ont pas fait dans les détails. Ainsi, durant cette semaine, des universitaires et des spécialis-tes de la question vont s'atteler, au cours de conférences et de débats radio et télédiffusés, à expliquer en quoi, le cousinage à plaisanterie peut être facteur de cohésion, de quié-tude sociale mais surtout d'intégra-tion. Les artistes aussi ne sont pas en reste car ceux-ci vont également rivaliser d'ardeur et de talent pour égayer le public lors de soirées culturelles, d'animations périphériques et de concours, toujours sur le même thème.

Institutionnalisé le 19 juillet 2007, la semaine nationale de l'expression de la parenté à plaisanterie est prévue pour se dérouler jusqu'au 24 avril. Un choix qui, selon le ministre de la Culture, des Arts et Loisirs, Chargé de l'Entreprenariat Artistique, M. Oumarou Hadary, n'est pas fortuit car correspondant à celle de la Jour-née nationale de la concorde. Ainsi, pour le ministre Oumarou Hadary, cette coïncidence des dates va permettre, " non seulement de renforcer davantage l'unité nationale et l'harmonie entre les différentes communautés, mais aussi de consolider la culture de la paix et l'intégra-tion au sein des populations ". De plus, toujours selon ce dernier, " Cela contribuera assurément à raffermir les liens privilégiés établis et entretenus à travers les âges par les dif-férents groupes éthnolinguistiques de notre pays ". A cet effet, il faut préciser qu'au Niger, l'on dénombre une dizaine de groupes ethnolinguis-tiques dont chacun entretien avec l'un ou l'autre une relation de cousi-nage à plaisanterie. Pas une ethnie donc qui, à la faveur de cette relation, ne se soit liée à l'autre par les liens du mariage, d'où la naissance d'enfants dans une situation multiculturelle comme la notre. Pour le ministre Oumarou Hadary, "
C'est pleinement conscientes de la nécessaire corrélation existant entre la culture et la paix que nos sociétés ont à juste titre confié à la culture le soin d'aplanir les difficultés susceptibles d'entraver le développement intégral de la personne humaine, dans un cadre social stable et équi-libré ".
Durant une semaine, au CCOG comme dans certains centres des jeunes et même dans les causeries de tous les jours, le rire et le sourire étaient au rendez-vous pendant que la colère et la rancune se sont absolument « cachées ». Bagobiri et Zarma-Songhaï, Peulh, Maouri et Kanuri, Touareg et Goubé, Adarawa et Kurfayawa ont rivalisé d’anecdotes et d’histoires plus rocambolesques les unes que les autres et se sont amusés à prendre une revanche sur leurs cousins en les couvrant de « ridicules »!
S. Alhassane

vendredi 9 mai 2008

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