Que notre liberté serve la vôtre!

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Après la crise alimentaire de 2005, avec ses images d'enfants décharnés qui ont fait le tour du monde, le Niger est de nouveau sous les projecteurs de l'actualité. Cette fois -ci encore sous un prisme dégradant, car il s'agit de menaces graves sur la liberté de la presse.

En effet, avec le déclenchement de la rébellion armée dans le Nord du pays, en février 2007, le pouvoir qui s'est muré dans une rhétorique guerrière, s'est mis à utiliser toute une artillerie de répression contre les médias indépendants : interdiction de parution pendant trois mois du bimensuel Air Info, suspension de diffusion sur Fm de Rfi pour un mois, mises sur écoutes téléphoniques des journalistes, mises en demeure de plusieurs journaux, harcèlements judiciaires, menaces , intimidations, arrestations, emprisonne-ments…

Deux de nos confrères croupissent actuellement dans les geôles. Il s'agit de Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale et de Ibrahim Manzo Diallo, Directeur de publication du bimensuel régional Air Info. Le premier a entamé sa septième semaine de détention. Le second, après vingt jours de garde à vue, a été jeté en prison le 29 octobre dernier. Un correspondant d'Air Info a été aussi gardé à vue, pendant six jours, avant d'être libéré.

Au même moment, le Conseil Supérieur de la communication, l'organe de régulation des médias, reste muet devant l'instrumentalisation des médias d'Etat, qui bafouent à travers des éditoriaux injurieux la confraternité, et par l'organisation des débats radiotélévisés aux effets dévastateurs sur la cohésion sociale et la paix, les règles d'éthique et de déontologie.

Tous ces abus et pratiques anti démocratiques ont été dé-criés et vivement condamnés par les organisations socio-professionnelles des médias indépendants. Des voix se sont élevées un peu partout à travers le monde - aussi bien dans la communauté des professionnels que dans les rangs des intellectuels et défenseurs de la démocratie et des droits de l'homme - pour exiger la libération immédiate de nos deux confrères et l'arrêt des harcèlements contre les journalistes dans l'exercice de leur métier. Des lettres ouvertes ont été adressées par des sommités du monde des médias et des universitaires au Président de la Républi-que, lui qui avait promis de dépénaliser les délits de presse, pour qu'il sauve l'image de la démocratie nigérienne, cette seule chose qu'il se targue de vendre à l'extérieur.

Pius Njawé, le célèbre journaliste camerounais est de ceux là. Dans la lettre qu'il a adressée le 24 octobre, il lançait cet appel au Président Tandja : " …Ne portez pas pour une histoire de rébellion dont les coupables sont loin d'être des journalistes la responsabilité historique d'être celui par qui la démocratie fait demi tour au Niger."

Face à cette dérive, les organisations socioprofessionnel-les des médias du Niger ont décidé de défendre la liberté de la presse, la liberté d'expression, la liberté d'opinion et le droit du public à l'information. En un mot défendre la démo-cratie.

Ce combat est aussi celui de tous les citoyens et démocra-tes. Rejoignez-nous donc, pour que la liberté de la presse serve vos droits et libertés.

Organisations socioprofessionnelles des médias du Niger

dimanche 25 novembre 2007

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